Comment se protéger efficacement contre les moustiques dans les Caraïbes?

Touristes ou résidents permanents, les moustiques sont les mêmes pour tous. Les voyageurs sont tout de même plus gênés par les piqûres, leur peau étant moins habituée au climat, mais les résidents sont eux aussi tout autant piqués ! 

 

Les conseils et enjeux sont exactement les mêmes si vous venez séjourner quelques jours ou habitez sur place. Les maladies transmises par les moustiques Aèdes sont principalement la dengue, le chikungunya ou le Zika.

Rappelons aussi que c’est la somme des mesures prises simultanément qui est efficace. Celles énumérées ici ne seront pas suffisantes si elles sont appliquées individuellement.

Chasser l’eau stagnante 

Tout d’abord et avant toute chose il convient de faire la chasse aux eaux résiduelles :

On pense immédiatement aux marécages, aux forêts ou troncs d’arbre mais les larves de moustiques peuvent aussi proliférer dans des endroits bien plus petits et à l’abris des regards : les coupelles sous les pots de fleurs, des eaux de pluies qui s’évacuent mal dans la gouttière, des fuites d’eau ou la petite marre aux poissons au fond de votre jardin…

Dans ces eaux stagnantes, les larves peuvent, en quelques jours former des moustiques :

Avant de vous protéger, veillez donc à faire le tour de votre propre jardin à la recherche de gîtes larvaires : videz l’eau des vases toutes les semaines, vérifiez l’absence d’eau dans les coupelles dehors, dans les seaux, brouettes, sur les bâches ou dans les bidons ou arrosoirs entreposés. Défrichez votre terrain et vérifiez la bonne évacuation de l’eau dans la gouttière de votre maison.

Ayez les bons réflexes !

Après avoir traqué les incubateurs de moustiques, vous avez encore quelques bons réflexes à adopter :

  • les moustiques n’aiment pas le vent, placez un ventilateur près de votre lit pour limiter leur venue.
  • les tapettes à moustiques sont aussi indispensables, vous en trouvez partout et sont l’arme ultime à avoir.
  • les moustiquaires, faciles d’installation elles vont vous permettre un sommeil plus tranquille.

Les répulsifs et autres repoussants

Quels sont ceux véritablement efficace en zone tropicale. Que valent les solutions « vertes » et naturelles ?

Les répulsifs à appliquer sur la peau : 

Les répulsifs ne tuent pas les moustiques mais brouillent leurs capteurs et les rendent incapables de repérer les odeurs corporelles, l’émission de CO2 et l’humidité qui se dégagent de nous. Le moustique devient alors incapable de piquer.

Ne nous leurrons pas, il convient d’utiliser les formules « spéciales tropiques » pour ces régions particulièrement chaudes et humides. Selon la marque, elles peuvent contenir différents actifs : on peut citer par exemple le répulsif IR 3535 dosée à 35%.

Ces produits peuvent être pulvérisés sur la peau des enfants :

  • à partir de 24 mois à raison d’une application par jour
  • entre 2 et 12 ans, 2 applications par jour et
  • 3 applications par jour pour les adultes et enfants de plus de 12 ans.

Cet actif est autorisé chez les femmes enceintes. Il est recommandé de vérifier la concentration en actif qui doit bien être de 35% pour être suffisamment efficace dans ces zones tropicales (certains produits en contiennent 20%, même avec une mention « tropic »).

D’autres produits vendus en pharmacie ou en ligne sur LaSante.net contiennent quant à eux du DEET. Applicable dès l’âge de 2 ans mais aussi chez les femmes enceintes, cet actif est un répulsif de synthèse efficace sur les moustiques vecteurs de maladies. Il est particulièrement recommandé en cas de séjour dans les zones tropicales. Pour une efficacité maximale, sa teneur recommandée est de 50%.

Attention toutefois, le produit est susceptible d’abimer les plastiques ou vernis présents notamment sur les montres ou encore les lunettes. Une précaution particulière doit aussi être prise si vous êtes amené à appliquer une crème solaire conjointement. Le DEET diminue la protection solaire : pour pallier à ce désagrément, appliquez la crème solaire et patientez 20 minutes avant de pulvériser le répulsif sur votre peau.

Les autres produits qui contiennent de l’icaridine ne sont pas recommandés pour ces zones. Ce répulsif étant surtout efficace sur les moustiques anophèles, vecteurs du paludisme dans d’autres régions du monde.

Les moustiquaires et produits pour imprégner les vêtements :

40% des piqûres de moustiques ont lieu à travers les vêtements. Plus ils sont amples et couvrants, meilleure sera la protection. Pensez aussi à vous protéger la nuit, c’est là que les moustiques attaquent le plus tranquillement !

Pour optimiser la protection, il est possible de faire des trempages des vêtements dans des solutions de perméthrine, un insecticide : sans odeur et ne tâchant pas, il agit en complément de la solution pour application cutanée et offre un autre rempart contre ces insectes.

Vous pouvez alors traiter votre sac de voyage, vos rideaux, votre parasol, votre tente ou encore votre sac à dos en plus de vos vêtements : la protection perdure après 2 mois et même après plusieurs lavages. Pour cette utilisation, la forme en spray est bien plus commode à utiliser !

Pour imbiber une moustiquaire ou encore vos draps et vêtements, la présentation en flacon est recommandée : après avoir dilué la solution avec de l’eau dans une bassine, imprégnez les tissus par trempage et laissez-les sécher à l’air ambiant.

Vous pouvez opter directement pour des moustiquaires imprégnées prêtes à l’emploi : ces produits sont particulièrement plébiscités par les familles pour protéger les enfants (mais aussi les parents !) la nuit en plaçant la moustiquaire au-dessus du lit.

Les diffuseurs et bracelets :

Formulés avec des répulsifs ou insecticides, ils permettent une protection supplémentaire en diffusant dans l’air ambiant (ou très proche pour les bracelets) les actifs pour empêcher les piqûres.

Encore une fois, à eux seuls ils ne peuvent pas offrir une protection suffisante mais ils constituent un atout certain pour contribuer à passer de bonnes vacances !

Ce qu’il faut retenir !

Les répulsifs s’appliquent maximum 3 fois par jour et toujours au-dessus d’une crème solaire (avec un intervalle de 20 minutes quand il est constitué de DEET) : l’application de répulsifs doit se faire sur les zones découvertes et exposées aux piqûres, attention à ne pas appliquer les répulsifs au niveau des yeux.

L’utilisation de répulsifs seuls ne permet pas une protection optimale dans les zones particulièrement tropicales avec présence de maladies vectorielles.

Le port de vêtements amples et couvrants est particulièrement recommandé.

Chassez les eaux stagnantes : véritables pouponnières pour moustiques ! Pensez aussi à changer l’eau de vos fleurs contenue dans les vases toutes les semaines au moins.

Les bougies et huiles essentielles peuvent aussi être utilisées pour repousser les moustiques mais ne sont pas recommandées dans les zones tropicales car elles ne sont pas suffisamment efficaces.

En ce qui concerne les huiles essentielles (citronnelle, géranium, eucalyptus citriodora, lavandin, lemongrass) : rappelons qu’elles peuvent être utilisées pures mais il est important de les diluer dans une huile végétale neutre avant de les appliquer sur la peau. Notez aussi qu’elles sont déconseillées aux enfants de moins de 7 ans et aux femmes enceintes.

Source texte et photo : LaSante.net / Pixabay




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