Beauté, complexes, sexe et sentiments au sein du couple…

Dédié à la perte de poids et aux façons de se sentir bien dans sa peau, le site d’information Naturavox a commandé à l’Ifop une grande enquête pour savoir comment les Françaises se situaient en termes de corpulence et de beauté par rapport à leurs voisines européennes.

 

L’enquête a été menée auprès d’un échantillon de 5 026 femmes, composé d’un échantillon représentatif de la population féminine âgée de 18 ans et plus de chacun des pays suivants :

  • Italie : 1 000 personnes
  • Espagne : 1 021 personnes
  • France : 1 004 personnes
  • Allemagne : 1 001 personnes
  • Royaume-Uni : 1 000 personnes

Réalisée auprès d’un échantillon représentatif de plus de 5 000 personnes (1004 en France, hors DomTom), cette étude montre entre autres que dans un pays comme la France où le sous-poids des femmes est plus valorisé que dans le reste de l’Europe : le décalage entre le poids réel et le poids idéal est tel, qu’il favorise une tendance au dénigrement de son physique qui va de pair avec une mésestime de soi et des formes de délaissement de la part du conjoint, sur le plan sexuel.

L’obésité en France : un problème qui affecte trois fois plus de femmes qu’il y a trente ans

En France, la corpulence des femmes a fortement augmenté au cours des 40 dernières années, notamment via l’augmentation significative de l’obésité féminine depuis les années 90 : la proportion de Françaises qualifiées d’obèses au regard de leur indice de masse corporelle ayant triplé entre 1992 (6,2%) et 2019 (15,3%).

Une prévalence de l’obésité moins forte en France que dans des pays du Nord-Ouest de l’Europe

Malgré cette progression du nombre d’obèses sur le long terme, les Françaises occupent toujours le bas du classement de l’obésité féminine en Europe, loin derrière les habitantes des pays Nord-Ouest du continent dont les résultats viennent renforcer les clichés sur la forte corpulence (21% d’obèses au Royaume Uni, 20% en Allemagne) autant qu’ils confirment le caractère plus menu des méditerranéennes (13% en Italie, 17% en Espagne).

Les Françaises, championnes de l’autocritique à l’égard de leur propre physique

Invitées à s’évaluer sur elles-mêmes physiquement, les Françaises se situent comme leurs voisines majoritairement « dans la moyenne » (60%) mais elles s’en distinguent par un penchant plus fort à l’autocritique : à peine 22% d’entre elles s’estiment « jolies », soit le taux le plus faible des pays étudiés et quasiment deux fois plus faible que celui observé chez les Italiennes (39 %).

Notons d’ailleurs que le degré d’autosatisfaction à l’égard de son physique est plus fort chez les habitantes du pourtour méditerranéen (ex : 28% en PACA) sans pour autant approcher celui observé de l’autre côté des Alpes.

Une tendance à déprécier son physique par rapport à son conjoint

Très logiquement, ce manque d’estime de soi sur le plan physique esthétique se traduit par une tendance à survaloriser la beauté de son conjoint par rapport à la sienne. Ainsi, c’est aussi en France que la proportion de femmes jugeant leur partenaire plus beau qu’elle est la plus élevée (29%, contre 24 % moyenne dans les pays étudiés), notamment chez celles ne se jugeant pas jolies (57 %).

 

Les femmes ne correspondant pas aux stéréotypes morphologiques dominants souffrent plus d’un manque d’attention de leur conjoint sur le plan sexuel

Si une large majorité des Européennes estiment que leur conjoint est attentif à leur plaisir lors d’un rapport sexuel (82%), on observe que c’est en France que la proportion de femmes estimant que leur partenaire n’est pas attentif au fait qu’elles aient un orgasme est la plus élevée : 24%, contre 18 % moyenne dans les pays étudiés.

Or, les résultats mettent en lumière le fait que c’est dans les rangs des femmes ayant un capital physique/esthétique inférieur à la moyenne (objectif ou subjectif) que l’on trouve le plus de femmes souffrant d’un certain délaissement de leur conjoint sur le plan sexuel, comme si ce dernier estimait moins nécessaire de lui procurer du plaisir parce qu’il évalue les risques de rupture conjugale moins élevé du fait de sa « faible » valeur sur le marché matrimonial.

Ainsi, de même que les femmes plus corpulentes sont souvent moins bien payées que celles correspondant aux normes de minceur dominantes, ces femmes semblent également moins comblées que la moyenne sur le plan sexuel.

La représentativité de l’échantillon a été assurée par la méthode des quotas (âge, profession de la personne interrogée, état matrimonial légal) après stratification par région. Les données assurant la représentativité des résultats sont issues des données fournies par The European Union Labour Force Survey (EU LFS 2011). Les interviews ont été réalisées par questionnaire auto-administré en ligne du 11 au 15 avril 2019.

Source texte et photos : Etude Ifop-Naturavox / Shutterstock

L’info de la rédac : Concernant des études récentes dans les Caraïbes, rien encore à ce jour n’a été réalisé à l’identique. Il serait donc intéressant de se pencher sur le sujet, certaine que cela aura un impact plus que satisfaisant sur le regard des femmes à travers le monde.



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Rédaction Santé des Iles

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